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RECODE : la revue de 2016

par Chad Lubelsky La fondation de la famille J.W. McConnell

Le marathon de fin d’année.

Il est facile de ressentir un certain étourdissement au moment de terminer l’année, de regarder vers l’avenir, de faire un retour en arrière et de constater avec étonnement que la période des Fêtes est déjà arrivée. Prenons donc quelques instants pour réfléchir à notre rendement des douze derniers mois.

Nos objectifs pour l’année 2016 incluaient :

  • mettre à l’essai des activités (possiblement des laboratoires) susceptibles de favoriser un changement systémique et institutionnel de plus grande envergure dans le milieu de l’éducation supérieure;
  • réunir des groupes et des particuliers en fonction de leur travail pour qu’ils puissent apprendre les uns des autres;
  • fournir du soutien et des occasions (ensemencement) pour accroître l’ouverture et la capacité se rapportant à l’innovation sociale dans le domaine de l’éducation supérieure;
  • appuyer les changements de culture sur les campus visant à améliorer le bien‑être de la communauté.

Nous avons assumé plusieurs rôles au cours de l’année et pu constater divers progrès. Premièrement, en tant que
convocateurs, nous avons animé des dialogues, comme celui organisé juste avant le Sommet pour l’innovation autochtone, où il a été question de l’innovation autochtone dans le milieu de l’éducation supérieure canadienne. Deuxièmement, en tant que conseillers, nous avons fourni une orientation à l’équipe de hackED, un projet géré par des étudiants qui a organisé des tables rondes sur plus de 10 campus. Enfin, en tant que partenaires, nous avons collaboré avec Des villes pour tous pour créer les Bourses d’innovation civique, qui ont pour but d’appuyer les collaborations entre les villes et les établissements d’enseignement postsecondaire.

Dans ces rôles notamment, nous avons participé cette année à une vaste gamme de projets qui ont connu du succès :

  • Nous avons invité des écoles à participer à la première édition canadienne du Global Challenge, en collaboration avec la Trico Charitable Foundation et le Skoll Centre.
  • À l’unisson avec des dirigeants du domaine de l’éducation supérieure, nous avons répondu à l’appel du gouvernement fédéral demandant un programme d’innovation inclusif en partageant nos idées en matière de politiques, de programmes et de talents.
  • Nous avons formé la première cohorte du programme LabWISE de laboratoires d’innovation sociale en partenariat avec le Waterloo Institute of Social Innovation and Resilience.
  • En collaboration avec l’organisme SoJo, nous avons invité des écoles à soumettre des demandes de subvention correspondante afin qu’elles puissent intégrer la plateforme de formation en ligne SoJo axée sur l’entrepreneuriat social dans leurs travaux de transformation.
  • Conjointement avec Ashoka, nous avons animé une retraite à l’intention des établissements d’enseignement postsecondaire travaillant avec nos deux organismes, en plus de présenter la Journée du réseau canadien à l’Ashoka U Exchange à La Nouvelle‑Orléans.

Tous nos efforts n’ont pas connu ce genre de succès, ce qui nous a donné la possibilité d’apprendre et de réfléchir à nos travaux. Nous avons par exemple laissé tomber des groupes de travail bien intentionnés, comme nos groupes de communication et de finance sociale. Cela nous amène à réfléchir aux moyens les plus utiles de communiquer avec le réseau RECODE dans l’ensemble de notre pays à l’étendue géographique considérable. Nous travaillons aussi pour déterminer la façon la plus efficace de diffuser notre savoir sous forme de programme, ainsi que la manière la plus valable de publier des constats sur la plateforme du rapport de l’impact de RECODE à l’intention des écoles participantes. Nous continuons aussi d’apprendre comment faire preuve de plus de transparence quant aux travaux qui se rapportent à notre théorie du changement évolutive. Nous savons que nous devons faire mieux.

Sur le campus

Au-delà des travaux faits dans le cadre du programme, nous sommes constamment inspirés par les titulaires de subvention RECODE, qui continuent de
signaler des progrès en ce qui concerne l’intégration d’une culture et d’une pratique d’innovation sociale au sein de leur établissement. Parmi les indicateurs positifs, on note la décision des écoles d’accroître les ressources humaines et financières en vue des activités du programme, ainsi qu’une plus grande reconnaissance de leurs travaux, au sein et au‑delà de leur établissement. À titre d’exemple, les onze meilleures universités à vocation générale qui figurent dans le plus récent palmarès des universités du magazine Maclean travaillent toutes avec RECODE.
Cela donne une impression de traction et de dynamisme, et il y a des raisons d’être fiers de la portée et de la profondeur des activités. PAR CONTRE, si j’examinais une demande de subvention portant sur ce genre d’activités ou projets, je m’imagine bien dire :
Je comprends ce que c’est, mais qu’est-ce que ça donne réellement? Quelles conséquences ces activités ont‑elles eues sur la vie des étudiants, la culture sur le campus ou le bien‑être de la communauté? Comment le savons-nous? Ou, pour faire le lien avec nos objectifs, Ce travail permet-il d’ensemencer une capacité d’innovation sociale dans le milieu de l’éducation supérieure?

…si notre travail ne nous rend pas inconfortables, il est de notre devoir de faire mieux.

Je garde toujours en tête qu’il n’y a pas de réponse facile à ces questions (s’il y en a même). Mais l’innovation sociale nous montre que la question est parfois aussi importante que la réponse. Lors d’un événement auquel j’ai assisté récemment, le conférencier a dit ceci : si notre travail ne nous rend pas inconfortables, il est de notre devoir de faire mieux. Il voulait dire par là que créer un changement réel exige de bien comprendre où et comment nous perpétuons peut‑être des dynamiques, des habitudes ou des flux de ressources qui ne sont ni sains ni utiles. En tant que bailleur de fonds, de telles réflexions s’avèrent particulièrement, et parfois douloureusement, pertinentes.
L’année a été bonne. Mais a-t-elle été assez bonne? Avons-nous toujours été utiles? Pour être bien honnête, je ne pense pas que nous connaissons la réponse. Invariablement, cette ambiguïté ou ce manque de clarté entraîne un certain inconfort. Heureusement, le réseau RECODE nous rappelle que nous pouvons trouver du réconfort dans cet inconfort. Il nous rappelle également de continuer à nous poser, et à poser à nos collègues, des questions difficiles, mais cruciales. C’est pourquoi nous profitons du temps des Fêtes pour vous souhaiter bien sûr du bonheur et de la santé, mais aussi un brin d’inconfort pour l’année 2017. À l’année prochaine!

Déc 19, 2016 | Étiquettes :