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Retour sur l’année de RECODE

RECODE souhaite développer l’éducation postsecondaire du 21e siècle axée sur les solutions qui améliorent le bien-être communautaire. Notre stratégie consiste à amplifier et regrouper les innovations de pointe. En tant que bailleur de fonds, expert en renforcement des capacités et rassembleur, RECODE collabore avec des partenaires pour introduire des pratiques et des outils d’innovation sociale dans le tissu même de la culture universitaire et communautaire. Vous pouvez en apprendre plus sur nos stratégies, nos activités et nos aspirations ici.

Alors comment se porte notre travail?

Dans notre billet de blogue publié à la fin de l’année 2016, nous en sommes venus à la conclusion que même si nous n’avions encore aucune certitude, nous étions néanmoins convaincus de poser les bonnes questions et d’avancer sur la bonne voie. Nous avons alors entrepris de créer les conditions pour faire des infrastructures sociales une réalité tangible sur les campus en 2017.

Au moment de faire un survol de l’année qui vient de se terminer, nous constatons avoir suscité un intérêt considérable envers la théorie, mais avoir éprouvé certaines difficultés quant à la mise en pratique (c’est-à-dire la façon dont un établissement, un département ou un responsable met en œuvre des activités liées aux infrastructures sociales). Travailler avec différents établissements pour faire des progrès constructifs, détaillés et coordonnés constitue tout un défi. En effet, il est plus facile de penser et d’agir comme un organisme que comme un mouvement.

Cependant, nous avons appris beaucoup sur ce qu’il nous faut pour faire avancer nos travaux de manière plus systémique et systématique. En 2018, nous allons tenter de passer de la théorie à la pratique et, pour y arriver, nous allons nous inspirer d’un article sur le leadership des systèmes publié dans le magazine Stanford Social Innovation Review. Celui-ci souligne trois capacités nécessaires pour améliorer le leadership collectif :

1. Voir le système dans son ensemble.

2. Encourager la réflexion et des conversations plus génératives.

3. Détourner l’attention collective de la résolution de problèmes réactive au profit d’une création conjointe de l’avenir.

Ces trois capacités nous semblent les éléments de base du changement. Elles ont été notre source de motivation et, avec des partenaires comme Ashoka Canada, Universités Canada et Collèges et instituts Canada, ainsi que de nombreux établissements postsecondaires, nous avons organisé plusieurs rassemblements en 2017 (voir les rapports sur Ashoka Exchange et la retraite à l’île Wasan). Nous avons également conçu du matériel pour nous aider à mieux voir le système dans son ensemble (voir le document de travail sur la création d’infrastructures sociales, notre carnet de notes et nos billets de blogue). Adopter cet angle nouveau pour encourager la réflexion et des conversations plus génératives a justifié une grande partie de ces travaux.

En 2018, nous souhaitons développer nos compétences en ce qui concerne la troisième capacité : une création conjointe de l’avenir. Il s’agit d’un travail plus ardu, plus lent et plus risqué. Une perturbation entraîne inévitablement son lot de contrariétés et nous ne savons pas encore ce que nous ne savons pas. Nous prévoyons donc un certain inconfort, mais comme nous l’avons exprimé l’an dernier, nous considérons cet inconfort bénéfique et indispensable.

Heureusement, nous sommes plus enthousiasmés qu’apeurés devant la route qui nous attend. Bien sûr, cela est dû en grande partie au fait qu’à La fondation McConnell, nous avons l’immense privilège, et donc la responsabilité, d’adopter une perspective multigénérationnelle par rapport au changement social.

C’est donc dans cet état d’esprit favorable que nous avons le plaisir de vous annoncer ce qui est prévu chez RECODE en 2018 :

– Une collaboration avec l’Université Simon Fraser, l’Institut de technologie de la Colombie-Britannique, l’Université du Nord de la Colombie-Britannique et l’Université de l’île de Vancouver pour créer et partager conjointement des stratégies et des meilleures pratiques visant l’intégration d’infrastructures sociales dans les établissements. Notre objectif est d’accroître l’ampleur de l’enracinement au sein de plusieurs établissements qui fonctionnent tous en vertu du même cadre réglementaire.

– Un projet d’envergure nationale avec Universités Canada pour répertorier les services et programmes d’infrastructures sociales dans les universités canadiennes, créer une plateforme numérique publique pour recueillir des données sur les services et programmes universitaires, concevoir des mesures communes en matière d’infrastructures sociales et fournir des mécanismes plus solides de coopération entre le secteur communautaire et philanthropique et le milieu de l’éducation supérieure. En bref, nous souhaitons créer les conditions pour accroître l’ampleur du champ d’action des infrastructures sociales à l’échelle du pays.

– Un partenariat avec Collèges et instituts Canada pour élaborer un cadre de travail qui permettra d’intégrer délibérément et de manière holistique des infrastructures sociales dans les rôles et stratégies de l’organisme, en plus de mettre à profit les capacités collectives considérables du système pour en accroître l’impact.

– Des travaux continus avec le Skoll Centre de l’Université d’Oxford pour organiser l’édition canadienne du défi Map the System et créer des trousses d’outils à l’intention des éducateurs en impact social. Un nouveau partenariat est également prévu avec UpSocial pour cerner et accroître l’ampleur des projets d’infrastructures sociales prometteurs dans le milieu postsecondaire. Nous vous donnerons bientôt plus d’information à ce sujet.

Il y a quelques années, on nous a souligné que si nous voulions créer le secteur postsecondaire le plus engagé au monde sur le plan communautaire, nous devions apprendre à marcher avant de courir. Comme toute bonne rétroaction, cela a exposé une vérité qui se cachait juste sous la surface, c’est-à-dire que nous avions d’abord encore du travail à faire pour établir une base solide et ensuite, que nous avions besoin de plus de résultats positifs avant de pouvoir accroître l’ampleur de nos travaux ou parler de transformation de manière crédible.

Cette rétroaction s’est avérée inestimable, puisqu’elle nous a appris à être présents en toute humilité pour tisser le genre de relations de travail efficaces pouvant soutenir des collaborations impliquant divers organismes, établissements, disciplines et points de vue.

Nous pensons avoir fait des progrès importants depuis, en équipe avec nos partenaires. Nous avons peut-être établi une base assez solide.

En fait, nous espérons réellement avoir établi une base assez solide, mais au fond, nous n’avons aucun moyen d’en être sûrs avant de faire nos premiers pas vers l’avant. Possédons-nous les bons outils pour nous amener là où nous voulons aller? Savons-nous quel pas faire en premier? Pouvons-nous compter sur la confiance de nos partenaires pour avancer ensemble vers un avenir incertain?

Au bout du compte, ce n’est qu’en essayant et en continuant de tenir compte de vos commentaires sensés et réfléchis que nous pourrons trouver les réponses. Comme nous l’avons souligné dans notre carnet de notes, nous dépendons des apprentissages des professeurs, étudiants et administrateurs qui s’efforcent de reconfigurer notre système d’éducation pour créer ce monde meilleur que nous souhaitons tous. Voilà pourquoi notre optimisme face aux travaux que nous effectuons ensemble est sans fin et pourquoi nous espérons que vous avez aussi hâte que nous de poursuivre la route.

2018-01-30T23:05:32+00:00 janvier 30th, 2018|Tags: |