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Avec la concurrence, on travaille vite. Avec la collaboration, on travaille mieux.

par Tom Ebeyer Cofondateur et chef de projet, RECODE Collaborate

Étudiant en Études internationales à l’Université Wilfrid Laurier, Tom Ebeyer vient de se joindre à l’équipe de RECODE Collaborate, un projet national d’engagement étudiant qui favorise une approche collaborative pour résoudre les problèmes complexes.


« Les étudiants peuvent exercer plus de contrôle sur leur éducation qu’ils ne le croient. »
Sir Ken Robinson

Le but premier des études postsecondaires est de mieux préparer les jeunes à leur avenir. De façon plus précise, d’en faire des citoyens capables de faire avancer notre civilisation tout en leur inculquant les compétences et les modes de pensée requis pour s’attaquer aux difficultés mondiales complexes dont héritera leur génération. Changements climatiques, pauvreté, sécurité alimentaire, sécurité de l’approvisionnement en eau… la liste est semble-t-il interminable.

Il est essentiel de développer des citoyens du monde hautement fonctionnels pour assurer la viabilité de la planète, mais est-ce que nous réalisons cet objectif? Il faut examiner d’un œil critique le postulat selon lequel l’approche pédagogique traditionnelle, standardisée et axée sur la concurrence – lire, écrire, mémoriser – est adéquate pour les étudiants du 21e siècle.

« Il ne manque pas de très bonnes écoles; ce qui manque,
ce sont de très bons systèmes éducatifs. »
Andreas Schliecher, directeur, direction de
l’éducation et des compétences,
OCDE

La vérité, c’est que le potentiel collectif de l’humanité dépasse de beaucoup ce qu’on a réalisé jusqu’ici. Nos systèmes actuels ne nous permettront pas d’aller aussi loin qu’il le faut, et ce constat est la motivation première d’une remise en question du statu quo.
L’innovation – notamment dans le secteur social – exige davantage qu’un niveau élevé de compétence dans son champ de spécialisation; il faut aussi être capable de faire des liens. Faire les liens entre un ensemble de personnes œuvrant dans divers domaines – être capable de réfléchir au-delà des frontières entre disciplines, dans tout un éventail de contextes et de conditions. L’ingénieur ne résoudra pas à lui seul le problème des changements climatiques dans le monde.
De nos jours, la collaboration est au cœur même de la résolution des problèmes.

Par un froid matin de janvier, je me suis rendu à Toronto pour représenter Laurier à RECODE IGNITE, une rencontre de personnel et d’étudiants de chacune des écoles titulaires de subventions de RECODE – pour apprendre, explorer et bâtir un réseau national d’innovateurs sociaux au niveau postsecondaire.
C’est alors que j’ai tissé des liens sur Facebook avec des étudiants de tout le pays, qui voulaient comme moi exercer un impact. Pour changer le monde.
Dans la foulée de cette rencontre, un petit groupe d’entre nous entreprit de faire progresser le réseau. La question qui se posait : comment s’appuyer sur le réseau de RECODE pour mobiliser les étudiants à l’échelle nationale afin de résoudre des problèmes complexes? Plus précisément, comment les amener à participer au changement du système? À faire évoluer l’ensemble du système en vue d’un avenir meilleur?
Après un tas de réunions étirées jusque tard dans la nuit et des quantités exponentielles de café, l’équipe réalisa qu’au cœur même de son idéologie, il y avait la conviction fondamentale que le caractère collaboratif des compétences et des modes de pensée était un élément essentiel pour trouver des solutions utiles aux problèmes épineux. Dans notre cas, cela supposait de collaborer non seulement entre disciplines, mais aussi entre provinces. Peu après avoir pris connaissance de notre réflexion, l’équipe de RECODE nous invita au bureau de Montréal de La fondation de la famille J.W. McConnell (le port d’attache de RECODE) pour en discuter plus avant.

Ce fut une expérience surréaliste – entrer dans la salle de conférence de McConnell un lundi matin de la fin juin, devant des maîtres à penser de tout le pays réunis pour offrir à notre équipe conseils et observations. Nous avons passé deux journées exigeantes, mais notre passion et notre optimisme pour l’avenir, ainsi que notre désir de nous adapter surent démontrer à l’assemblée le potentiel de RECODE Collaborate, et il fut convenu d’aller de l’avant avec le projet!
Le premier semestre de RECODE Collaborate sera axé sur l’apprentissage et le dialogue, alors que le suivant sera consacré à l’action et au prototypage. Ce projet en plusieurs étapes réunira des étudiants des diverses sections de RECODE en vue d’un apprentissage collaboratif axé sur l’action; d’une mobilisation communautaire efficace; de l’identification et la priorisation des préoccupations des étudiants; du mappage de l’environnement; ainsi que de la création d’un prototype axé sur les solutions et les difficultés de mise en œuvre – tout ça en connexion avec un réseau national d’innovateurs sociaux.
C’est un appel aux étudiants pour les inciter à participer aux processus de changement éducatif déjà en marche sur leur campus.
J’ai vraiment hâte de voir ce que les étudiants canadiens peuvent réaliser quand on les connecte à un réseau et qu’on leur donne des moyens de produire le changement.
J’ai appris une chose en travaillant à RECODE Collaborate depuis dix mois : quand on agit sur des idées auxquelles on croit passionnément, il peut se produire des merveilles! N’ayez pas peur de foncer, parce que l’échec est la meilleure source d’apprentissage qui soit!


Pour vous joindre à la conversation, suivez @LetsRECODE et #RECODECollab sur Twitter.
N’hésitez pas à communiquer avec moi à tebeyer@re-code.ca et @tomebeyer. Je serai heureux de répondre à vos questions et de recevoir toute ressource utile pour faire avancer ce travail.

Août 21, 2015 | Étiquettes : , , ,