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Une troisième victoire consécutive lors d’une compétition mondiale reflète le dévouement du secteur postsecondaire canadien envers le changement social

Le 9 juin, des équipes étudiantes de partout au monde se sont réunies à Oxford pour participer à une compétition unique axée sur l’impact social. Contrairement aux concours d’affaires traditionnels où l’on demande aux étudiants et aux étudiantes de trouver une « solution » à un problème, le défi Map the System vise plutôt à définir un problème. Et pour la troisième année consécutive, c’est un établissement canadien qui a remporté les honneurs. Félicitations à l’équipe Inferno de l’Université Simon Fraser (SFU).

« Nous sommes vraiment très fiers du succès remporté par le Canada durant cette compétition », affirme Chad Lubelsky, directeur du programme Re-Code. « Il reflète bien l’engagement croissant des établissements postsecondaires canadiens dans le domaine du changement social, mais aussi leur volonté d’offrir une éducation du 21e siècle. »

Un nombre de plus en plus grand d’étudiants et d’étudiantes s’attendent à obtenir plus de leur éducation que des connaissances théoriques et de la recherche universitaire. Ils veulent la possibilité de résoudre des problèmes bien réels. Les compétitions comme le défi Map the System répondent à cette demande.

Le succès du Canada dans le cadre du défi s’inscrit dans une tendance plus vaste de collaboration à l’échelle du système et de changement social dans le secteur postsecondaire du pays. Par exemple, un article récent de la chercheuse Coro Strandberg montrait la prolifération des initiatives de responsabilité sociale d’entreprise dans le milieu universitaire. Du côté de l’impact communautaire, 16 cégeps et universités ont récemment commencé à travailler sur un cadre rigoureux qui permettra d’évaluer et de récompenser les écoles canadiennes affichant un engagement communautaire exceptionnel. En 2018, la Change Lab Action Research Initiative a été mise sur pied en Nouvelle-Écosse pour coordonner les partenariats entre la communauté, le corps enseignant et le corps étudiant dans sept établissements postsecondaires de la province. En Colombie-Britannique, quatre écoles ont créé la Collaborative for Social Infrastructure pour faire progresser collectivement l’impact social dans leur province. Enfin, un nombre disproportionnellement élevé d’écoles canadiennes ont obtenu la prestigieuse désignation « Ashoka Changemaker Campus ».

L’impact social trouve aussi sa place dans le classement international des établissements. Le Financial Times’ a ajouté la durabilité à sa liste de critères, tandis que le classement du Times Higher Education tient désormais compte du rôle des universités en tant que gardienne de villes et de communautés durables.

Les cégeps et les universités ont modifié leur proposition éducative, s’efforçant d’aider les étudiants et les étudiantes à devenir des « agents et agentes de changement », et ce, dans le but d’améliorer le bien-‑être et l’impact social, tant au Canada qu’à l’étranger. On trouve donc de plus en plus sur les campus du pays des approches d’innovation sociale, des labos de changement, des cours communautaires, de l’apprentissage expérientiel et de nouvelles méthodes radicales d’apprentissage hors de la classe, dans la communauté, pour la communauté.

Ce changement dans les écoles canadiennes permet aux étudiants et étudiantes d’aujourd’hui d’obtenir une éducation qui les amène à réfléchir aux systèmes à l’origine des problèmes sociaux et environnementaux actuels. Ils ont accès à une trousse d’outils composée de diverses approches et compétences qui leur permet de poursuivre leur parcours dans le monde en tant que leaders et citoyens et citoyennes engagés, tout en continuant d’apprendre tout au long de leur vie.

Cette année, 700 équipes canadiennes ont pris part au défi Map the System. Cela montre le désir des étudiantes et étudiants de réfléchir de manière approfondie aux questions sociales et environnementales. Le défi les amène à cartographier en détail les forces sous-jacentes de l’enjeu qui leur tient à cœur et à décrire le système concerné de manière claire et intéressante. Cette approche fait de l’apprentissage la première étape, c’est-à-dire qu’elle exige de prendre le temps de bien comprendre le problème pour ensuite développer les travaux déjà en cours avant d’essayer de trouver une solution. Elle trouve écho auprès des membres du corps étudiant canadien et ces derniers semblent maîtriser de plus en plus cette approche, si l’on se fie à leur succès sur la scène internationale.

four students stand beside a slideshow, presenting to a crowd of people at the Oxford global finals of Map the System | Quatre étudiants se tiennent à côté d'un diaporama et présentent lors de la finale mondiale d'Oxford à Map the System
Devan Parmar, Joanne Nellas, Michael Simoes et Vanessa Sun, étudiantes à SFU, se sont penchés sur la crise des incendies de forêt en s’intéressant plus particulièrement au contexte de la Colombie-Britannique.

Pour gagner une compétition mondiale de cette envergure, il faut d’abord un groupe d’étudiantes et d’étudiants brillants et ambitieux qui partagent une passion pour le changement. J’ai nommé Devan Parmar, Joanne Nellas, Michael Simoes et Vanessa Sun. L’apprentissage expérientiel que ces derniers ont vécu à SFU a sans aucun doute été bénéfique. SFU est un établissement qui se targue d’être « l’université engagée » du Canada et d’avoir une vision d’impact social qui s’étend du bureau du recteur à toutes les composantes de l’établissement. Cette vision est notamment reflétée par des programmes et du personnel qui souhaitent amener les étudiantes et les étudiants à se réaliser de manière originale et créative.

Alors que les inégalités et la dégradation environnementale augmentent à l’échelle mondiale, les établissements postsecondaires canadiens ont plusieurs ressources à leur disposition pour trouver des solutions, surtout sur le plan communautaire. L’éducation et la recherche ne sont que des points de départ. Lorsque des établissements se perçoivent comme une plaque tournante de leur ville, en tant que grands employeurs, acheteurs de biens et de services, rassembleurs et citoyens dont les gestes peuvent avoir un impact positif important, nous nous rapprochons d’un monde de solutions à la hauteur des problèmes auxquels nous sommes confrontés. Le succès remporté dans le cadre du défi Map the System prouve que les membres du corps étudiant canadien sont prêts à prendre part à ce travail crucial.

Le défi Map the System est organisé par le Skoll Centre for Entrepreneurship de l’Université d’Oxford. L’édition canadienne est gérée par l’Université Mount Royal, avec le soutien de La fondation McConnell et de la Trico Charitable Foundation. Vous pouvez obtenir plus d’information en communiquant avec Kelly Hodgins, à khodgins@mcconnellfoundation.ca.

Juin 17, 2019 |